Myth of Legend


Douleur tu feras à toi même si ton prochain tu affrontes

 
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Le crépuscle des eaux et montagnes. [Plus d'entrée ou je mords ! è.é]

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« Kuragari Nyx »
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Léviathan

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MessageSujet: Le crépuscle des eaux et montagnes. [Plus d'entrée ou je mords ! è.é] Ven 13 Mai - 15:29

Nous y revoilà, même si le lieu est entièrement inconnu aux yeux jeunes de Kuragari, nous y revoilà encore et toujours dans la même optique. Occuper son temps, monstrueusement long. Pour une raison, visiblement autant inconnue que l'endroit, l'ôte du Léviathan n'arrivait plus à dormir convenablement, sans se réveiller en sursaut au moins trois fois dans la nuit. Des cernes petites mais bien noires avaient commencées à marquer son visage, et pourtant elle conservait cette lueur trompeuse dans ses yeux gris, cette lueur qui abuse des gens. Il est étrange comme, lorsque l'on s’ennuie, le temps prend un malin plaisir à défiler plus lentement, rien à y faire pour le contrer, si ce n'est que de trouver de quoi meubler ce vide d'une quelconque manière.

Pour Kuragari, la solution était évidente quant on l'a observé durant de longues années, et son passe temps favori est de voyager ! Oui, elle aimait apprendre, elle aimait savoir, elle aimait avoir en sa possession toutes sortes de connaissance dont elle peut jongler de main en main. Et puis le bon dans les voyages, c'est que l'on passe par quelques villes, où elle espère toujours trouver un plus, une chose qui peut être une personne, ou un casse-tête, grossièrement dit un truc qui l'empêchera de penser à autre chose que le temps.

Elle était passée par Spiluka, mais la récolte ne donna rien. Toujours avec plus de cernes, plus de fatigue, elle marcha longuement, elle voulait voir la ville de la chaleur. Juste pour voir. Mais le Léviathan ne put aller plus loin que les montagnes, surtout pas son état de fatigue, et son inaptitude à la température élevée ... Alors, elle s'était rabattue sur l'ouest de la plaine de Spiluka, au pied des montagnes et de la mer. Des charmants nomades qui passaient dans le coin lui avaient avancé de la route. Durant le voyage, elle ne parla guère, les yeux fixés sur l'horizon bleu qui naissait, avec des yeux qui semblait dire : «Enfin la mer, enfin je suis chez moi.» Et ce bleu absorbait ses yeux gris.

Elle arriva sur la plage, fatiguée, elle regarda longuement le soleil agoniser derrière les flots, parcourant la surface sombre de l'eau de trait pastel orange et rouge. C'était un spectacle que ses yeux aimaient, une beauté de la nature. Les lueurs du crépuscule dansaient également sur les flancs abruptes de la montagne à proximité de la plage. Kuragari semblait sereine, même si sur son visage nul sourire se dessiner. Pourquoi elle sourirait seule ? Déjà qu'elle ne le fait pas forcément en société. Néanmoins, dans ses yeux on pouvait palper ce reflet bestial et maître des flots s'étendre au loin.

Sa main, doucement, se glissa vers le fourreau de son épée. Sa pupille commença à s'amincir comme sur les serpents. Et sa tête se releva légèrement. Elle fit place au plus grand silence, ne bougea plus d'un seul millimètre. En occurrence, elle devait avoir perçue quelqu'un. Et cette personne devait être redoutable pour qu'elle mette Kuragari sur ses gardes, pour un simple passant elle s'en ficherait, pour quiconque ! Quiconque qui n'a point une odeur, un bruit, une aura, suffisamment forte et inquiétante pour susciter la prudence chez le Léviathan. Son souffle à demi-coupé pour mieux écouter, elle attendait. Elle attendait de voir si cette personne allait l'approcher, si elle allait s'arrêter non loin d'elle, ou passer sa route. En bref, elle attendait quelque chose !

Le bon dans cette soirée, c'est que au moins pendant l'espace de cet instant, son esprit fut tellement mobilisé qu'elle en oublia le temps.

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.De profondis clamo adite domine.

Prie lorsque le Léviathan s'engouffre dans les abysses de ton âme. Implore son pardon, il est le seigneur de la torture !
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MessageSujet: Re: Le crépuscle des eaux et montagnes. [Plus d'entrée ou je mords ! è.é] Ven 13 Mai - 17:18

Ca sent le poisson.

Claus en avait déjà mangé, du poisson. C’était plutôt bon, mais le problème c’était que cru, ça n’avait pas beaucoup de goût. Comme beaucoup de morceaux de viande qu’il arrachait fréquemment des diverses bêtes qu’il lui arrivait de tuer. Pécher, chasser, c’était du pareil au même pour lui. Chasser restait quand même un peu plus divertissant de son avis. Pêcher était quand même relativement pénible à ses yeux. Les pieds dans l’eau, à attendre qu’un de ces animaux écailleux arrive en face de lui… Puis faire appel à ses reflexes d’animal sauvage, se projeter à grande vitesse sur sa proie, et l’enfermer dans ses mains ou dans sa cavité buccale parfumant l\'atmosphère, dans l’espoir de trouver un peu à manger. Le gros inconvénient, c’était qu’il n’y avait que rarement des prises très nourrissantes. La plupart des poissons attrapés par Claus au cours de sa vie, tout du moins au cours de la vie à partir du moment où il se souvenait l’avoir commencée, la plupart de ces poissons n’étaient au final que de pauvres petits animaux marins, sans défense et sans excès de chair. Des sardines. Rien de très utile à ses yeux. Pour avoir de plus gros poissons, il fallait aller au bord de la mer. Ce n’était pas dans les ruisseaux ou dans les lacs qu’il pourrait trouver un poisson assez gros pour le nourrir. Et la mer avait beau être souvent présente, elle n’était pas partout. Claus ne savait pas vraiment où elle se trouvait en fait. Il avait un sens de l’orientation plutôt développé, très certainement parce qu’il avait des gênes canins, de ce fait il pouvait rapidement retrouver la mer à partir d’un endroit qu’il connaissait bien. L’inconvénient venait du fait que, même si il avait parcouru des kilomètres et des kilomètres depuis qu’il s’était réveillé dans la neige éternelle, il n’avait pas encore vu la totalité de cet endroit que les gens nommaient ‘Isydra’. Il ignorait si c’était bel et bien le nom de cet endroit. Cet endroit avait un nom, censément. Toute chose avait un nom, probablement donné par quelqu’un ou par autre chose. Les humains ne les connaissait pas tous, voilà tout. Les montagnes se donnaient des noms entre elles, les chiens et les chats aussi. Pareil avec les forêts et chaque brin d’herbe devait également avoir un nom donné par ses congénères. Oui, tout le monde avait un nom, et Claus aussi devait en avoir un, c’était forcé. Claus n’était pas son vrai nom après tout. Il ne s’agissait que du nom que lui-même s’était donné après avoir éparpillé les lettres sur le pendentif quand il s’était réveillé. Un jour, il finirait par le trouver son nom, et cette fois ci il ne l’oublierait pas. En marchant dans les villes, il avait parfois entendu dire que le poisson rendait intelligent, que c’était bon pour les os. Et que ça améliorait la mémoire. Manger plus de poisson lui permettrait peut être de ne plus être amnésique. Ca serait plutôt une bonne chose, de son humble avis…

Et le poisson dégage une odeur bien particulière, qu’il soit cru ou cuit. C’est meilleur quand c’est cuit sur un bon feu fait avec du bois sec, mais là ça n’avait pas l’air de dégager ce genre de fumet. On aurait plutôt dit du poisson cru. En clair, un poisson qui n’avait pas été cuisiné. C’était stupide, c’était fait pour ça le poisson. Pour être mangé, donc pour être cuisiné. Mais cru ça avait son charme aussi. Enfin, cuit ca restait quand même meilleur, du moins de son propre point de vue. Maintenant qu’il savait comment on chauffait les aliments et comment on prenait un repas de manière un peu plus décente que déchiqueter un corps en avalant des parties à chaque morsure, il avouait avoir une préférence pour la nourriture un peu plus chaude. Peut être que ça lui rappelait Trimogal. Enfin, il pourrait toujours le cuir après. Un poisson cru, ça sentait pareil qu’un poisson en liberté. Il avait un peu faim, peut être devrait-il s’occuper de cet animal ? Et après il le ferait cuire… Hum, peut être pas. Il ne sentait pas une envie fracassante de s’occuper de son estomac dans l’état actuel des choses. Pour dire la vérité, il n’avait pas vraiment faim en fait. Un petit creux, mais rien de grave. Il venait de se restaurer en dévorant un ours qu’il avait croisé dans les montagnes. C’était pas mauvais, l’ours. Du moins c’était son point de vue. Le problème c’était qu’il y’en avait trop pour qu’il en mange lui-même, alors il avait tenté de rassasier un peu son corps sous la forme du cerbère. Là, la carcasse cuite de l’animal avait été engloutie, et les os avaient été recrachés sous une forme entièrement nettoyée. Quand on a trois gueules, peut être qu’on dispose aussi de trois estomacs. Pour dire la vérité, il n’en savait rien. Sous sa forme Cerbère, Claus n’avait que peu de sentiments externes. La douleur, la faim, la peine ou la tristesse… tout cela n’était que guère présent sous la forme du gardien des enfers. C’était peut être aussi pour ça qu’il ne s’en servait pas très souvent. Mais remarque, ce devait être aussi parce que, une fois transformé, le jeune homme devenait très facilement repérable. Il savait que des gens en voulaient à sa vie, il en avait déjà tué quelques uns. Et dévoré d’autres également. C’était extrêmement pénible de son point de vue. Ca faisait de chaque personne qu’il croisait, un ennemi potentiel. Y compris de la personne non loin d’ici.

Ca sent le poisson, le problème c’était que la plage n’était pas assez proche pour qu’il puisse le sentir. Ou tout du moins, encore un poil trop éloigné. Claus avait un odorat extrêmement développé, mais sentir l’odeur des poissons sous l’eau était relativement difficile, voire impossible si on ne se trouvait pas soi même quasiment dans l’eau. Or, il était là aux abords de la plage, sortant depuis une épaisse forêt qui donnait sur le sable bordant l’océan. Si poisson il y’avait, il ne devait pas être loin. Ou alors, il devait aussi être énorme. Son odeur n’était toutefois pas très présente. Un peu comme si quelqu’un cherchait à la cacher. Comme si quelque part sur cette plage, il y’avait un gros poisson qui était caché par quelqu’un. Ca sentait l’humain aussi. L’humaine, une femelle. Elles ont des odeurs caractéristiques par rapport aux mâles. Claus jeta un œil par delà l’arbre qui le dissimulait, avisant une jeune fille aux cheveux clairs qui se trouvait assise sur la plage, une arme à coté d’elle. Une humaine, là. Entourée d’une forte odeur maritime. Le jeune Cerbère recula de quelques pas, s’accroupit avant de rester là, à regarder. Partir d’ici aurait été probablement la meilleure option de part le fait qu’il n’avait guère envie de se retrouver embarqué dans un affrontement avec un énième humain qui voulait lui couper ses trois têtes de chien infernal. Pourtant il restait là, à observer, caché par la végétation autour de lui. Mieux valait rester prudent. Il sentait aussi une odeur d’oiseau grillé…




ÉDITE Final : Soucis réglé. Et l'oiseau grillé va finir en brochette bientôt !
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MessageSujet: Re: Le crépuscle des eaux et montagnes. [Plus d'entrée ou je mords ! è.é] Ven 20 Mai - 11:46

étrange....

Aurion était sur la plaine de Spiluka en plein chemin vers le nord dans le but d'aller rejoindre la chaine volcanique afin d'y prélever quelques échantillons de pierres et de lave solidifiée pour ses recherches de l'école d'alchimie...... être enseignant avait beaucoup d'avantages, mais si une chose était très embêtante, c'est de toujours devoir aller checher ceci ou cela aux 4 coins de l'île, et cela pouvait parfois se révéler trèèèèèèèès fatiguant, y à des fois ou on est bien content de pouvoir voler.... ainsi l'érudit était sous sa forme de phénix, volant si rapidement que un voyageur levant la tête au ciel ne pourrait voir qu'une longue trainée de feu passer.... depuis Rifenla l'oiseau de feu voyageait ainsi.

Lorsqu'il était entré dans la plaine, il s’est mis à ressentir quelque chose d'étrange..... deux auras à l'apparence familière, qu'il était sur d'avoir déjà vu par le passé..... dont une qu'il connaissait car ce n'es que très récemment qu'il l'as aperçue, l'aura du léviathan.... il avait croisé la jeune fille, qui d'ailleurs n'avait même pas eue la politesse de se présenter, il y à peu sur l'île de cozepa.... décidément, le monde était bien petit.... quand à l'autre aura.... Aurion était certain de la connaitre également, mais cela doit faire tellement d'années qu'il ne s'en souvient plus..... 20 ans? 40 ans? 80 ans? même ça il n'en sait fichtrement rien, mais il était sur d'avoir déjà senti cette aura, d'y avoir été en contact par le passé.... bah, quoi qu'il en soit, il sera vite fixé sur ce point si jamais ils se croisent.

Pour le moment, c'est plus le léviathan qui préoccupait l'oiseau de feu.... il n'arrivait pas à se décider comment il fallait considérer le titan, le léviathan à toujours été le titan le plus potentiellement dangereux à cause de sa fourberie.... même la plus brave des personnes pouvait être corrompue par son pouvoir....et Aurion était très bien placé pour le savoir, la jeune fille, avant qu'ils se quittent sur l'île lui avait dit qu'il avait plein de choses à lui enseigner... et elle imaginait pas à quel point elle avait raison, Aurion devait lui transmettre son savoir, à commencer par le contrôle total du titan en elle.

après cette brève méditation, Aurion repéra la jeune fille possédant le léviathan et constata, sans surprise, elle était sur la plage, ainsi, l'oiseau fit un piqué, puis, à mi-chemin du sol, il commença à partiellement se retransformer en humain, plus il approchait du sol, plus il allait vers son apparence humaine, si bien que à la fin, seul ses ailes étaient encore la, il s'en servit pour freiner son piqué au dernier moment, soulevant une mini-tornade de sable, et enfin, ses ailes disparurent pour laisser place entièrement à l'apparence humaine d'Aurion, il se réceptionna souplement sur ses jambes, se redressa pour contempler la mer un bref instant, puis, sentant le regard de Kuragari posé sur lui, il prit la parole


-comme on se retrouve ma petite

la Jeune fille ne s'étant pas présentée sur Cozepa, Aurion avait donc décidé de la baptiser ainsi, qu'elle aime cela ou non, en réponse à son impolitesse tant qu'il ne connaitrait pas son nom

-bien que l'île soit vaste, nous nous rencontrons une fois encore, et sans doute pas la dernière fois

pour finir, Aurion dit une phrase qui rappellera sans doute quelque chose au léviathan

-Lorsque le soleil brillera après la tempête, que les torches flamberont en toute beauté sous la pleine lune, je serais à l'entrée....... je m'en souviens parfaitement

sur ce, l'érudit ne dit plus un mot, d'une part pour laisser tout de même à la jeune fille le droit de parler, et d'autre part pour surveiller la présence qu'il sentait depuis tout à l'heure, il connaissait cette aura, mais ou donc l'avait-il déjà vu? C'était à devenir fou, il jeta un bref regard vers les végétations ou il sentait la présence, sonda un bref moment, puis reporta de nouveau son attention vers kuragari sans toutefois quitter du coin de l'oeil les cachettes potentielles

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BOCOUDEDÉGA?

-PAR LE VOL DU PHÉNIIIIIIIIIIIX!!!!!!!!!
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Léviathan

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MessageSujet: Re: Le crépuscle des eaux et montagnes. [Plus d'entrée ou je mords ! è.é] Ven 20 Mai - 18:42

Kuragari redressa sa tête, quelque chose fendait les cieux comme elle tranche les entrailles marines lorsqu'elle nage. Elle leva la tête bien haut, un peu à la façon ridicule. Cette "chose" ne pouvait être émané de l'entité inconnue puisqu'elle était sur le sol. C'était quelqu'un, une créature, et qui venait dans ses lieux ! Afin d'éviter un torticolis dû a une posture parfaitement ridicule et inconfortable, doublé d'une garde ouverte, Kuragari pivota et regarda mieux les cieux, la main toujours sur la garde de son épée, sait-on jamais à l'égard de l'épieur. Un truc rouge, avec des ailes. Ouais, je crois que c'est ce que l'on appel plus communément un phénix. Un gros truc avec des plumes de feux et selon les légendes, il renaîtrait de ses cendres et soignerait n'importe quelle blessure. Un sourire se dessina sur ses lèvres, il pouvait aussi bien dire «Oh ! Ce soir va être amusant !», tout comme il pouvait dire «Tiens, une connaissance.». Les gens peuvent interpréter ceci tant qui le veulent et lui donner n'importe quel sens. Un sourire reste un sourire.

Le phénix fit une belle entrée, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a la pu*tain -mots trouvés par notre dieu à tous je te hais toi et toute ta famille !- classe ! Désolé lecteur, je m'emballe. Mais, le spectacle en valait la place -gratuite d'ailleurs !-. Les yeux intéressés de la jeune femme n'avaient pas perdu une miette de la représentation, d'un point de vue commun on y pensait l'admiration et la fascination, et d'un autre qui perce les secrets des regards on y lisait l'avidité d'apprendre comment faire cela ! Kuragari ne pouvait que se transformer bêtement, et exploitait que peu ses dons. Elle ne savait même pas où sont ses limites, elle les cherches encore. Et elle les cherchera jusqu'à les trouver ou que l'on lui dise stop.

Kuragari fixa Aurion, même souriante, sur ses gardes. La tierce personne était toujours de la partie, non gênante certes, mais elle titillait la jeune femme. Toute créature doté d'un instinct de survie aurait fuit comme un lapin qui voit un renard, de même pour un humain ! De toute façon c'en était pas un, cette sensation de puissance ... Soit il devait être vraiment sûr de lui, ou elle ! Qui sait. De ne pas fuir face à un Titan. Ou seconde hypothèse, cette chose doit être soit sacrément ignorante, ou follement stupide. En attendant, elle ne tolérait pas le surnom de petite ! A cette appellation elle avait froncé les sourcils ! Petite elle ? Ah ah ! Mais bien vite, le sourire refit place sur le visage de la jeune femme, celui-ci complice, et je certifie qu'il l'est ! Pour une fois ! Surement satisfaite, contente reste à être prouver, de savoir que Aurion n'a rien oublié. Son prénom ? Kuragari ne lui a pas donné, quelle canaille ... Un oubli de sa part serait fort étonnant.

«Petite, petite .... Verticalement désavantagée d'abord !» Elle fit la moue, telle une gamine et elle repris avec sérieux : «Cela dit, quelque chose est là, Monsieur Aurion ! Vous le savez ...»

D'un mouvement vif, elle dégaina son épée et la jeta droit sur un arbre. Un long son métallique et pur occupa l'atmosphère et l'arbre hurla sa souffrance par un horrible craquement ; l'épée s'était enfoncée jusqu'à la moitié de la garde, et elle dépasser de peu de l'autre côté de tronc. Les nuages fuirent la scène en hâte, la nuit prennait le dessus peu à peu, mais le soleil envoyait ses derniers traits flambants sur le monde des vivants. Lui, allait sombrer pour laisser place à l'obscurité, la lune était déjà là ! Pleine, grise, une face reflet et miroitante, l'autre cachée. Kuragari eu un sourire, le timing n'était pas le bon, Aurion aurait pu arriver à ce moment, c'aurait été parfait ... Mais rien que là, la coïncidence est plus que troublante ...

«Montrez-vous ...»

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Dernière édition par Kuragari Nyx le Ven 20 Mai - 20:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le crépuscle des eaux et montagnes. [Plus d'entrée ou je mords ! è.é] Ven 20 Mai - 20:26

La chaleur, Claus avait toujours trouvé ça vraiment réconfortant. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il avait tendance à associer le froid avec l’inhospitalier, et la chaleur avec quelque chose de beaucoup plus agréable, de beaucoup plus facile à supporter. Voire même qu’il ne supportait pas vraiment, puisqu’en fait il aimait ça. Ce n’était pas pour rien qu’il se promenait dans le pays en portant des vêtements relativement chauds, et ce quel que soi l’endroit où il se rendait. A l’exception de la cité de Trimogal, toutes les contrées étaient froides pour Claus. Froides dans le sens où elles étaient à la fois inhospitalières, ou même dans le sens littéral du terme. Trimogal n’était pas comme ça, c’était une ville chaude. Apaisante. L’unique endroit où le jeune garçon aux cheveux décolorés s’était un jour senti comme à la maison. L’unique endroit qu’il oserait qualifier de ‘foyer’ pour lui-même. Alors pourquoi est ce qu’il n’y était pas resté ? Lui qui cherchait un foyer et une vie à reconstruire, cette ville si apaisante n’était-elle pas le lieu parfait pour les gens comme lui ? Sans doute oui, Trimogal était l’endroit où Claus vivrait sa vie, une fois qu’il aurait compris de quoi elle était faite. Avoir trouvé l’endroit où il était probablement né n’expliquait pas pour autant son amnésie, n’expliquait pas pour autant la raison pour laquelle il s’était réveillé dans ces contrées si froides, au milieu de ces ruines désolées et de cette pile de cadavres. Toutes ces questions restaient sans réponses pour Claus, et c’était en quête de ces réponses qu’il continuait de parcourir le monde. Il était le Cerbère. Ca, il l’avait bien compris. En fait, il savait qu’il l’était plus grâce à ce qu’il avait entendu à son propre sujet, et lu sur certains avis de recherche, que par sa propre initiative. On avait beau dire, quand on était amnésique cela ne servait pas à grand-chose de chercher à questionner sa puissance pour savoir d’où elle venait. Peut être que certains arrivent à faire ça, peut être que d’autres non, il n’en savait rien. Ca ne l’intéressait pas de toutes manières, le fait est que lui il n’y arrivait pas, et qu’il ne pouvait pas demander de l’aide à qui que ce soit. L’unique allié de Claus dans sa vie dénuée de sens, c’était Bolverk, l’arme à feu qu’il avait trouvé à son réveil dans les mains de ce soldat mort défiguré, qui portait son nom en lettres métalliques attachées autour de son cou. Ce nom, Claus s’en souvenait très bien. Il avait même composé le sien avec ces lettres éparpillées à l’époque. Le pire étant qu’il se souvenait plus ou moins d’avoir un jour été nommé Claus par quelqu’un. Il n’avait pas le souvenir de l’identité de cette personne, et à vrai dire il n’était même pas tout à fait certain que c’était lui qu’on avait nommé Claus. Mais il n’éprouvait pas de dégoût à se nommer lui-même ainsi. C’était plutôt bon signe, de son propre point de vue.

La chaleur commençait à envahir un peu plus la zone où se trouvait Claus et cette jeune demoiselle qui avait désormais adopté une posture pour regarder le ciel. Posture sans aucun doute ridicule selon les critères normaux, mais aux yeux de Claus, pour qui se déplacer à quatre pattes était presque naturel, cette position n’avait rien d’humiliant. Au contraire, elle était parfaitement adaptée, quoi qu’un peu téméraire, vu qu’elle ne cherchait visiblement plus à se défendre contre une agression quelconque, chose qui n’était pas le cas jusqu’alors. Elle se reprit bien rapidement toutefois, avisant sa posture pour poser la main sur l’arme qu’elle avait accrochée à la ceinture. Claus fit une croix sur la possibilité de la surprendre. De toutes manières, elle regardait bien quelque chose comme ça, et ce quelque chose valait visiblement la peine d’être regardé. Le jeune homme vêtu de noir leva ses yeux violets vers le ciel, tentant d’apercevoir ce qui pouvait bien provoquer une telle admiration de la part de cette femme sur la plage. Une trainée de feu, un oiseau rougeoyant et passablement gigantesque, qui était entouré de flammes. Claus écarquilla ses deux yeux de la couleur de l’améthyste à la vue de la créature, qui entamait un dangereux piqué vers le sol. Qu’est ce que c’était ? Quel était cette créature flamboyante, qui avait vaguement l’air d’un oiseau ? Magnifique entrée en scène en tout cas (
Merci on me l’dit souvent*SBAAAF*). L’oiseau de feu déploya ses ailes pour se poser et dans une gerbe incandescente, cette créature inconnue aux yeux de Claus se transforma en un humain, qui portait une épée gigantesque dans son dos.

Si Claus avait écarquillé les yeux en voyant l’oiseau rouge, il affichait à présent un air perplexe, toujours soigneusement dissimulé derrière ses cachettes végétales. Ce monstre de feu venait de se changer en un humain, comme Claus en avait croisé des centaines d’autres. Comme ces faibles créatures qu’il lui arrivait parfois de dévorer quand il n’avait rien à se mettre sous la dent. Enfin, bon il n’était pas exactement comme tout les humains que le Cerbère avait croisé jusque là… Il avait tout de même une carrure nettement plus imposante que la plupart d’entre eux, son épée accrochée dans son dos était particulièrement étrange, et puis il semblait avoir quelque chose sur la tête, d’une nature indéterminée. Comme si il s’était coiffé d’un nid d’oiseau. Un nid en paille dorée. A moins que ce ne soit ses cheveux, mais dans ce cas là, Claus devait bien admettre qu’il n’avait jamais vu un humain arborer une tignasse pareille. Cette personne avait clairement beaucoup de choses uniques pour elle. Après qu’il se soit posé au sol, démontrant par la même occasion qu’il savait contrôler cette mystérieuse transformation, l’humain sorti de l’oiseau rouge sembla entamer une conversation avec la jeune fille. Tout deux dégageaient une odeur bizarre, qui faisait renifler doucement le nez de Claus. Etrange. Du poisson et de l’oiseau grillé… Ou en tout cas quelque chose qui s’y apparentait. L’odeur était particulière, comme si ce n’était pas vraiment une odeur en soit. En plus maintenant qu’ils étaient l’un à coté de l’autre, Claus avait un peu plus de mal à discerner les bonnes odeurs, elles se mélangeaient admirablement bien. C’était étrange, une odeur d’oiseau et de poisson n’était pas censé avoir autant de similitude pourtant ? Le plus étrange, c’est que ces odeurs ressemblaient aussi à… quelque chose que Claus connaissait. Quelque chose de familier pour lui-même, comme si ces odeurs, tout en restant celles d’un poisson et d’un oiseau, étaient similaires à la sienne. Sa propre odeur. Hum, lui de ce qu’il en savait, il devait sentir le chien. Dur de reconnaître sa propre odeur, on y est habitué tout le temps. Mais Claus reconnaissait… Quelque chose dans ce que dégageaient les deux êtres, quelque chose qui lui était vaguement familier. Etrange, oui.

L’instant d’après qu’ils se soient parlés, la fille projeta avec une puissance vraiment inattendue pour quelqu’un de cette taille, une épée longue droit dans la direction de la cachette de Claus. Le jeune homme n’eu pas à bouger pour l’éviter, dissimulé par toute la végétation, il n’était tout simplement pas possible de le toucher depuis là où se trouvait la fille. Néanmoins, il fut surpris de constater que à une dizaine de centimètres de son nez se trouvait la pointe de la dite épée, qui avait traversé un des arbres en face du Cerbère. Aha… Oui, une force colossale. ‘Montrez-vous’ qu’elle disait. Le jeune homme aux cheveux argentés se prit à réfléchir très rapidement. Il devenait évident qu’ils l’avaient détecté, ce qui était assez incroyable dans le sens où lui il avait réussi à les localiser uniquement grâce à son flair, hérité du Cerbère. Si ce garçon était un oiseau, et cette fille un poisson, l’odorat n’était probablement pas leur fort… Pourtant ils savaient qu’il était là, caché dans la végétation. Il ne servait à rien de se dissimuler, d’autant que toute cette végétation pourrait brûler à cause de l’oiseau grillé qui se tenait à coté de la fille. Claus sortit donc, avec une prudence qui lui était coutumière, de sa cachette, toisant d’un regard sauvage et mauve les deux personnes qui pouvaient désormais le voir entièrement. Sous sa cape noire, il déplaca sa main droite sur la crosse de Bolverk, serra ses doigts dessus. Ne pouvant pas voir ses mains, les deux personnes ne se douteraient pas de cette manœuvre, prise uniquement en cas de précaution. Claus était prudent, tout le monde était un ennemi, tout le monde voulait sa peau. Et ces deux là, ils sortaient du lot, c’était des ennemis plus dangereux que d’habitude. La prudence s’imposait.

Mais si ils étaient aussi dangereux, pourquoi est ce qu’il ne fuyait pas, tout simplement ? Etrange, oui. Très étrange.
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MessageSujet: Re: Le crépuscle des eaux et montagnes. [Plus d'entrée ou je mords ! è.é] Ven 17 Juin - 10:02

Visiblement, le petit sobriquet employé par Aurion concernant le léviathan n'avait pas plu à ce dernier, et c'était compréhensible, vu sa taille (en forme humaine hein).
En repensant à ça, il se demanda si le fait qu'elle était petite de sa taille humaine ne réduisait pas également sa taille une fois transformée en titan.... Car de ce que Aurion se rappelait des prédécesseurs du léviathan, ils étaient plus grand.... Hypothèse intéressante et même à creuser, car si c'est le cas, ça voudrait dire que la fusion humains-titans à continué d'évoluer à travers le temps, et qu'il restait donc beaucoup de choses à apprendre à l'oiseau de feu.
Alors qu'Aurion venait vaguement de réfléchir à cela, la jeune fille marmonna


Petite, petite .... Verticalement désavantagée d'abord !» Elle fit la moue, telle une gamine et elle repris avec sérieux : «Cela dit, quelque chose est là, Monsieur Aurion ! Vous le savez ...

Oui, "quelque chose" la présence que l'érudit avait sentie en arrivant ici... présence qui apparemment, s’intéressait à eux sans s'y intéresser, la présence qui était très semblable à une autre connue de Auruin...
Aussitôt qu'elle eut fini sa phrase, Kuragari balança son arme droit vers un amas de végétation diverse, telle une fléchette, son épée se planta dans l'arbre avec un son métallique parfait accompagné d'un craquement de bois.


-Montrez vous ajouta-t-elle

*Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est une façon pour le moins originale de jouer à cache-cache* ne put s’empêcher de penser Aurion avec humour

Sitôt cette action finie, la "présence" se montra enfin, Aurion vit alors un homme aux cheveux d'argents sortir des végétations revêtu d'une cape noire... et... d'après la vue perçante d'Aurion, ses yeux étaient mauves, une couleur bien peu commune, mais néanmoins existante.
Ceci dit maintenant que l’érudit pouvait à présent le voir en entier, il put apercevoir son aura plus clairement... cela confirma ses soupçons, il connaissait ce type d'aura, mais il lui faudra la voir de plus près, voire la "toucher" pour avoir 100% de certitude, pour le moment, l'unique chose qui était sûre, c'est qu'il n'était pas commun, et certainement pas un simple humain.


-hé ben, ça te prend souvent de jeter ton épée sur ceux qui t'observent? Dit-il ironiquement.

Puis, en regardant de nouveau l'inconnu, Aurion remarqua ses traits de visage, un flash eut lieu dans la tête de l'oiseau de feu... cet inconnu était, trait pour trait, un sosie parfait d'une personne qu'il à connu dans le passé, Aurion avait l'impression de la revoir en regardant cet inconnu, c'était.... déstabilisant.... il lui ressemble encore plus que comme se ressemblent les vrais jumeaux... cela signifiait-il carrément qu'il s'agissait de la même personne?
Aurion écarta cette possibilité presque immédiatement en secouant légèrement la tête, ça ne pouvait pas être possible, et il savait très bien pourquoi, cette personne était morte, et il en à eu la preuve indéniable de sa mort, il était impossible que cette même personne puisse se tenir à cet endroit aujourd'hui.

Après ce petit débat interne, il choisit de parler


-tu ressembles de manière très troublante à une de mes connaissances... comment te nommes tu?

selon le nom, il pourra vite être fixé

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BOCOUDEDÉGA?

-PAR LE VOL DU PHÉNIIIIIIIIIIIX!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Le crépuscle des eaux et montagnes. [Plus d'entrée ou je mords ! è.é] Mer 22 Juin - 8:49

C'est bien Kuragari, tu as démasqué notre observateur, mais c'est assez stupide car te voila sans arme ! C'est franchement malin. Enfin, quoi que, il y a toujours ce professeur Aurion aux côtés, il a l'air puissant. Son attitude dégage l'expérience et le savoir, ce n'est pas pour rien qu'il est professeur que je sache ! La tierce personne avait un aspect fort étrange, déjà ses cheveux ne possédaient point une couleur habituelle, et les yeux ne semblaient pas communs, elle ne pouvait surement pas les distinguer exactement de la distance où elle était. Et apparemment elle lui avait tiré dessus, quelle dextérité ! Jetez vos épées sur les arbres et trouvez des hommes en cape ! Nous sommes dans une plaine, le soleil est quasiment couché, donc il était tard, dans un lieu paumé, dangereux ... Et nous croisons par hasard un homme. Il n'est surement pas aussi innocent que son air distant laisse paraître.

Kuragari haussa les épaules à la remarque du professeur, au moins elle sait que son observateur à de la chance pour l'avoir évité, ou pour avoir été à côté ou je ne sais trop quoi ! A vrai dire la jeune femme ne sentait qu'à peu près une personne intruse, et elle s'est contentée de jeter au pif son arme vers ce qui devait être le point source. Les sourcils de la déteneuse du Léviathan se froncèrent, en effet, elle avait aperçue un mouvement de l'épaule de la part de l'inconnu. Malheureusement, de là où elle était la végétations lui empêchait d’apercevoir les hanches de l'homme et donc s'il est armé et quelle arme. A cette distance ce serait stupide de se préparer à être attaquer ou à attaquer si l'on possède une épée ! Sauf si on se prend d'amusement à la jeter, mais cela reste rarissime. Hypothèse ! L'homme est rapide, l'homme à une arme à distance. Un arc ? Non, il faut deux mains, l'arc est généralement sur l'épaule en raison de sa taille. Quoi qu'il existe des petits arcs ...

Aurion paraissait reconnaître un visage familier, pour Kuragari il n'en fut rien, c'était la première fois qu'elle voyait une telle dégaine. Cependant, il est vrai qu'il semblait différent. Toujours en haussant les épaules, la jeune femme fit un pas en avant, puis un autre et se dirigea vers l'inconnu, mais à un rythme lent. S'il attaquait, il fallait pouvoir réagir ! Mais ... Pourquoi avançait-elle ? Il ne semblait pas agressif, bien qu'il dégageait pourtant une impression de brutalité ! C'est comme ... C'est comme si un bourreau jouait à la princesse avec sa fille, c'est contradictoire. Je ne pense pas que la personne veut donner une apparence, sinon elle y réussirait comme Kuragari le fait, non. C'est autre chose, quelque chose qui s'échappe et émane sans son avis personnel ? Un peu comme lorsqu'Aurion a deviné son secret sans qu'elle le dise, juste à "l'aura" qu'il a pu palper. Et c'est peut être cela qu'elle perçoit.

Ou alors, elle est complètement gaga le soir ! Voir suicidaire, mais ne t'approches pas idiote. Qui réagira en premier ? L'inconnu ou Aurion ?

Tu ressembles à un personne de la connaissance du professeur. Cela voulait tout dire, pour Kuragari, c'était un motif suffisament fort pour lui donner la confiance d'avancer, et ne me demander surtout pas ce qu'elle a derrière la tête, je ne sais pas ! Peut être qu'elle pense que cette personne n'attaquera pas, peut être qu'elle pense qu'elle sera protégée, qu'elle esquivera. Ou alors, que les deux hommes se questionneront ! Si Aurion pense connaitre la personne, et qui a visiblement manifesté de l'étonnement, il va lui poser des questions. Et cela commence déjà avec le nom, puis qu'as-tu fait, ou étais-tu passé. Elle s'arrêta. Encore à une distance raisonnable de l'homme. Bon, au moins elle n'est pas si suicidaire ? Espérons que la personne en face d'elle n'est pas très dangereuse ... Que son apparence distance et froide est la vraie !

« Moi c'est Kuragari ! »

Oh ! La vilaine ! Elle n'avait pas donné son nom à Aurion, et voilà qu'elle le donne à un inconnu. Elle l'avait dit avec un ton, non pas de défie, mais assuré. Comme si elle aussi elle le connaissait, alors qu'il n'en est rien. Pour donner son nom, il faut vraiment que la personne lui pique sa curiosité. Ou qu'elle soit forcée, genre pour qu'on lui fiche la paix ou autres broutilles. Même si la lumière était presque morte, la lune et les étoiles éclairaient suffisamment le lieu pour que les trois personnes puissent se voir. N'est-ce pas magnifique ?

_________________
.De profondis clamo adite domine.

Prie lorsque le Léviathan s'engouffre dans les abysses de ton âme. Implore son pardon, il est le seigneur de la torture !
♪ L'espoir n'a pas sa place face à lui.

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MessageSujet: Re: Le crépuscle des eaux et montagnes. [Plus d'entrée ou je mords ! è.é] Mer 22 Juin - 11:28

Pour le Cerbère ce qui était magnifique dans l’état actuel des choses, ce n’était pas vraiment de s’être fait ainsi repéré par la demoiselle, c’était plutôt d’avoir en face de lui deux personnes qui dégageaient une odeur à la fois familière et particulièrement dangereuse. Qu’est ce que cela voulait dire ? Que Claus connaissait ces deux personnes ? Qu’ils étaient des gens qu’il avait croisés… ‘Avant’ ? Il recherchait ce qui lui était arrivé ‘avant’. C’était bien pour ça qu’il ne connaissait même pas son propre nom d’ailleurs. Même si ‘Claus’ lui semblait être bel et bien son nom, il n’en avait jamais eu la certitude. Un simple petit ressenti comme quoi il avait bel et bien été appelé ainsi par le passé n’était aucunement la garantie qu’il se nommait bien Claus, comme son pistolet se nommait Bolverk. Eux aussi, ces deux là devaient avoir des noms. Tout le monde avait un nom, restait à ne pas l’oublier en fait. Lui, ce n’était pas son cas. Ils ne réalisaient pas leur chance ces deux là. Ils avaient encore leur mémoire, leurs souvenirs. Douloureux ou pas, ils en avaient, c’était bien la preuve qu’ils étaient vivants. Qu’ils avaient quelque chose de similaire à une vie. Lui, il n’en avait pas. En fait, il ne savait même pas son âge réel. Bon, il n’était pas complètement idiot non plus, et pour avoir déjà aperçu son visage dans des flaques d’eau, il avait facilement put déduire qu’il n’était pas un enfant. Il devait avoir le même âge que ce type avec son truc sur la tête. C’était vraiment ses cheveux ? De loin on aurait plutôt dit une sorte de chapeau jaune. Ou un nid d’oiseau. Ce qui expliquerait cette tenace odeur de volatile. Grillé. Parce que le volatile en question que sentait Claus, il était brûlé. Ou tout du moins, il y’avait une forte sensation de chaleur à coté. C’était différent du poisson, aucun doute là-dessus. Lui il était totalement frais. Peut être que tout cela constituerait un bon repas ? Il n’en doutait pas, le poisson c’était bon une fois grillé. Et l’oiseau c’était tendre et ça fondait dans la bouche. Restait à voir de quel type de poisson et d’oiseau il s’agissait. Si il pouvait sentir leur odeur sans les voir, c’était qu’ils devaient être de bonne taille. Mais le truc, c’est qu’ils n’étaient pas visibles. Comme si… Comme si ils étaient à l’intérieur des deux personnes en face de Claus. De plus en plus étrange. Il se demandait si son odorat n’était pas en train de faire n’importe quoi en lui donnant l’odeur du repas pris à midi par ces deux étrangers. En sentant leur haleine, c’était tout à fait possible, mais diantre ! Pourquoi l’odeur était si forte alors ? Si ils n’avaient fait qu’en manger, pourquoi est ce que cette odeur de mer suintait de la fille ? Et cette odeur de flammes suintait de l’homme ? Quoi que, l’odeur de flammes ça pouvait s’expliquer. Il avait débarqué en feu après tout. En se transformant. Un peu comme… Comme les hybrides que Claus avait déjà massacrés dans sa vie. Comme lui-même s’était déjà transformé en Cerbère par le passé. Alors, c’était un hybride ? Soit, mais pourquoi son odeur lui semblait si familière ? Un hybride qu’il connaissait ‘avant’ peut être ? Des questions, toujours des questions, tandis qu’en face, ils s’activaient aussi.

L’homme à l’épée imposante et à la chevelure intrigante finit par poser une question. Claus ressemblait beaucoup à une de ses connaissances et il voulait savoir le nom du Cerbère. Ce dernier haussa les sourcils à la remarque du type qui sentait l’oiseau brûlé. Hausser les sourcils, pour quelqu’un qui aborde la quasi-totalité du temps toujours la même expression, ca voulait dire qu’il était fondamentalement surpris, au cas où personne ne l’aurait compris. Alors comme ça… Il ressemblait à quelqu’un qu’il connaissait ? Se pouvait-il vraiment que cet homme soit quelqu’un que Claus avait connu ‘avant’ ? La question emplit toute sa raison, toute sa tête. Comme si il ne pensait plus qu’à cela. Est-ce que c’était possible ? Ce gars là pouvait vraiment enfin lui donner un autre début de piste de la vie du Cerbère ? Autre qu’un pistolet sur mesure, une pile de cadavres et des montagnes gelées ? Cette question nécessitait une réponse. Il en avait besoin. Une réponse de la part de cet homme oiseau.

L’autre, la fille, se rapprocha du jeune homme aux cheveux argentés, ce qui poussa soudainement ce dernier à reculer d’un demi-pas pour baisser doucement son centre de gravité. Sous sa cape, sa main se crispa un peu plus fort sur la crosse de Bolverk. Elle n’avait visiblement plus d’arme, son épée était partie un peu plus loin pour avoir joué aux fléchettes. Alors elle se rapprochait peut être pour l’attaquer ? Elle n’avait plus d’armes, c’était visible. Quoi que, il ne devait pas sembler en avoir pour eux non plus. Il cachait Bolverk sous sa cape de voyage, ce qui était extérieurement similaire à rien du tout en fait. Il devait simplement avoir l’air de quelqu’un qui n’aime pas lever les bras, c’est tout. Pour des gens simples d’esprit, bien évidemment. Parce qu’il aurait été facile de déduire qu’il pouvait parfaitement dissimuler une arme sous cette cape noire. Poignard, épée courte, arc de petite taille, ceste… Ou arme à feu en l’occurrence justement. En tout cas, il se méfiait grandement de cette fille. Est-ce qu’elle allait l’attaquer ? Lui sauter dessus pour tenter de l’immobiliser ? L’insulter, lui dire qu’il n’avait pas à se mêler des affaires des autres ?

« Moi c'est Kuragari ! »

Le ton assuré employer par la demoiselle ainsi que la légèreté de ses propos soutira un regard perplexe à Claus. Un regard perplexe mais toutefois peu différent de son regard habituel. Quand on passe son temps à arborer la même expression aussi, il était difficile de vraiment montrer aux autres les émotions que l’on ressentait. Ce qui n’était pas plus mal à ses yeux, tiens. Kuragari, hein ? Drôle de nom. Franchement, ça sonnait étrange comme nom. Coup rat gars riz. Une sorte de mélange improbable. Mais bon, si elle s’appelait vraiment comme ça… Après tout ‘Bolverk’ c’était aussi étrange comme nom, même si c’était celui d’une arme. Le jeune homme tourna alternativement son regard vers la fille, puis l’homme. Il se releva doucement, gardant sa main sur la crosse de son pistolet même si sa position paraissait nettement moins méfiante pour le coup. Pas qu’il relâchait sa vigilance, non. Plutôt qu’il… Avait envie de leur faire confiance pour l’instant.

« Claus. C’est mon nom. Tu me connais, oiseau grillé ? »

Il avait parlé au bien odoré, l’oiseau grillé. Oui, parce qu’à lui il ne connaissait pas son nom. La fille, c’était Kuragari. Mais sans aucune intention de la vexer, Claus n’avait pas vraiment envie de lui parler. Ou plutôt, disons qu’elle passait au second plan. Visiblement, il ne lui rappelait rien à elle. Alors que l’autre, il avait très clairement dit qu’il ressemblait à quelqu’un qu’il connaissait.

On aura beau dire, pour un amnésique en quête de son passé, quelqu’un qui semble le connaître alors qu’on ne l’a jamais rencontré paraît toujours plus intéressant qu’une fille nommée Kuragari. Même si cette dernière jouait aux fléchettes avec son épée. Le jeune homme garda tout de même un œil sur les deux. Après tout, le piège était parfaitement possible. Et si celui là était capable de se transformer en gros oiseau de feu, l’autre pouvait avoir ce genre de don aussi. Restait à voir si pour le coup, trois gueules affamées pourraient lui permettre de s’en sortir. Trois gueules affamées, et un pistolet.
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Le crépuscle des eaux et montagnes. [Plus d'entrée ou je mords ! è.é]

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